Un vol de papillons arrêté dans l’extase (13)
Je plantai là ce cher Totor au mois d’Août, sans chapeau sur la tête, tout seul avec une bouteille de citronnade fraiche pour traquer le lépidoptère avec Alphonse. Las, il s’intéressa plus à ses propres envolées lyriques qu’à celles des petites bestioles bariolées qui voletaient autour de lui. Je l’abandonnai en pleine inspiration et je retrouvai mon Victor congelé façon “Hibernatus”, je le plongeai aussitôt dans un bain brûlant d’où il ressorti rouge écrevisse, je l’installai vers la cheminée avec une tisane de verveine, je prononçai la formule magique “Papillonage” et hop ! il se remis à l’écriture de son poème tandis que moi je brodais cet animal qui mesure 14,5 cm de haut sur 22,8 cm de large sur une toile Aïda de 5,5 points au centimètre et qui comporte 25 couleurs.