Venez chez Domi !

Tant que la mer étreindra les cieux

En marche !

Enregistré dans : Ecrits, Blog — Domi at 5:07 pm on Jeudi, juillet 3, 2008

Nulle recherche spirituelle n’aboutit sans effort : à David & Jonathan nous nous questionnons de Septembre à Juin dans cette bonne ville de Lyon et nous convînmes de changer de cadre pour affermir notre quête en y mêlant la dépense physique.
Notre première étape dans le Beaujolais viticole nous offrit son grand air pur, son soleil et sa végétation domestiquée mais si belle :
                    Des fleurettes jaunes.                      Un massif de roses.

 

 

 

 

 

Des fleurettes oranges.               Des petites pêches.
 

 

 

 

 

 

 

 

A l’image de cette nature luxuriante, des souhaits nous vinrent qui ne demandaient qu’à éclore en bonnes nouvelles, moi je souhaitai que l’inspiration s’en revienne très vite, confuse et repentante de m’avoir lâchée en plein travail : j’ai établi le schéma du poème (la métrique, la disposition des rimes, les césures, le nombre de strophes soit huit fois huit vers), j’ai dégrossi mon sujet en prose et j’ai réparti tout ça entre les différentes strophes et là, ppffftttt, la miss s’envole ailleurs, l’infidèle !!!

 

 

 

 

 

Pour ne pas rester comme des carpes et un poisson rouge à tourner sans fin dans le même tonneau
    

 

 

 

 

nous partîmes nous confronter à la campagne sauvage qui nous accueillit avec les ors, les pourpres et les bleus de ses petites fleurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

Très vite, nous commençâmes à nous élever en plongeant dans les frou-frous de notre petite âme toute guillerette de voir Dame Nature ainsi parée de sa robe la plus seyante pour l’accompagner sur son cheminement.
         

 

 

 

 

Ah, le plaisir du corps en fonctionnement et du cerveau en pleine ébullition avec l’arrivée massive d’oxygène de première qualité !

 

 

 

 

 

Nos zœils se gavèrent de la beauté environnante, la jonction du terrestre et du spirituel se nouerai plus efficacement après !

 

 

 

 

 

Nous avançâmes donc dans un ordre aussi dispersé que nos conversations : c’était l’heure de la récré !
         

 

 

 

 

Notre première halte sous de grands arbres, près d’une croix

 

 

 

 

 

canalisa cette énergie vagabonde, nous reprîmes notre route en méditant chacun sur ce qui nous met en marche, nous apercevions le sommet de la montagne que nous arpentions et les crêtes de mon Haut-Beaujolais natal.

 

 

 

 

 

De petites fleurs violettes, couleur de la tempérance,


un arbre entre vie et mort, une croix entourée de roses qui symbolisent la manifestation issue des eaux primordiales,
           

 

 

 

 

 

 

 

 

        

 

 

un bouquet de fleurs jaunes (symbole d’éternité) bien planté dans son mur,

 

 

 

 

de l’eau, source de vie, moyen de purification, échappée de la forêt :

accompagnèrent notre réflexion. A l’orée des bois nous trouvâmes des fraises sauvages pour nous encourager dans notre entreprise.
                       

 

 

 

 

Nous dénichâmes un coin herbeux pour notre deuxième halte


                       

 

chacun livra alors aux autres le résultat de ses cogitations. Quelqu’un évoqua la nature, un autre lut un extrait du poète Gustave Roud

 

 

 

Pour ma part ce qui me met en route c’est l’espoir de rencontres fructueuses avec mes semblables et la bonne nouvelle c’est de constater qu’au fil des ans, je m’ouvre de plus en plus à autrui et qu’il y a encore tellement d’êtres humains à rencontrer ! Pour nous récompenser de ce premier échange profitable, nous découvrîmes quelques griottes

et les nuages, symboles d’une phase d’évolution, lorsque les formes anciennes disparaissantes ne sont pas encore remplacées par de nouvelles formes précises, passaient au-dessus de nous tandis que je m’évertuai à photographier des papillons, symboles de résurrection de par leurs métamorphoses successives.
         

 

 

 

 

(Si, si, je vous assure que plusieurs papillons volettent sur ces photos.)

 

Si nous participons à ce temps spirituel délocalisé, c’est bien dans l’espoir que les paroles des autres nous poussent à réfléchir en nous présentant des manières différentes de considérer les choses et nous enrichissent en élargissant, en changeant notre façon de les percevoir pour que petit chêne devienne grand !

 

 

Avant de nous enfoncer dans la forêt, tels Dante à la recherche d’une branche pour la fête des Rameaux, ces messieurs nous offrirent un intermède comique en nous révélant que les fleurs de châtaigniers exhalaient un parfum très intimement masculin…

Nous nous retrouvâmes dans une forêt obscure où la voie droite était plus ou moins perdue,

     

point de Virgile pour nous guider mais nous cheminâmes deux par deux, sans nous tenir la main, faut pas pousser !! afin d’approfondir le thème de la mise en marche. Je livrai à mon compagnon de route qu’il m’importait de savoir trouver des personnes capables d’établir un échange profitable pour les deux, de savoir ouvrir les êtres parfois fermés comme des huitres mais chez qui je sens une grande richesse tout en fuyant les gens qui vous pompent toute votre énergie mais qui ne vous donnent rien… Nous en arrivâmes à parler ce qui donne la vie et moi l’athée je l’interrogeai lui le croyant sur ce qu’il nommait le “Créateur”. A sa question “Mais toi, qui t’a donné la vie ?” je répondis mes parents et avant eux mes grands-parents etc jusqu’à la soupe chimique originelle d’où tout est issu. Des digitales magnifiques mais mortifères


tentaient de nous attirer vers le sous-bois profond
                       

 

 

 

 

où nous attendaient des ronciers et des houx prêts à nous déchirer et un soleil traitre aux trouées changeantes pour mieux nous égarer mais nous sûmes nous contenter du chemin bordé d’humbles petites fleurs bleues.


Certes, nous peinâmes, le sentier devint caillouteux et crevassé, pour mieux nous tromper la sylve se parait de percées attirantes et les digitales embellisaient
                       

 

 

 

 

mais nous ignorâmes ces appels à nous perdre dans l’inconnu, aussi orné de nouveautés enjôleuses soit-il et, enfin, nous atteignîmes le débouché de notre raidillon et par là nous sortîmes à revoir les nuages.

 

 

 

 

 

Ravis d’avoir confondu les charmes sombres de la forêt nous contemplâmes la campagne environnante


                       

puis nous nous assîmes pour partager nos cogitations à deux : Dame Nature est une bonne mère, pour mieux nous enseigner que nous ne faisions qu’étape et qu’il nous faudrait continuer notre marche, de délicieux petits chardons parsemaient le coin où nous nous installâmes (Ayeuh, ça pikeuh !!)

 

 

et un arbre majestueux, symbole de la vie en évolution perpétuelle, en ascension vers le ciel, veillait sur nous.


Mon partenaire d’aventure fit une révélation fracassante : moi la païenne, l’hérétique, l’impie et j’en passe, j’avais une âme, certes damnée mais bien là !! Un peu remis de notre montée vers la lumière, abreuvés, nous interrogeâmes notre guide pour savoir si le sommet de la montagnette se trouvait encore loin

elle nous répondit que non, pas trop, mais que ça montait pas mal ce que nous regrettâmes car une chouette chapelle s’y dressait : il faut savoir se satisfaire de ce que l’on peut atteindre ici et maintenant, aussi après un dernier regard sur les Monts du Haut-Beaujolais

nous entreprîmes notre descente encouragés par une meule de foin roulée depuis peu nous rappelant la nécéssité incessante du labeur matériel et spirituel.

Des fleurettes bleues nous guidaient toujours tandis que des digitales persévéraient à nous berlurer
                       

 

 

 

 

 

 

 

malgré les pétales roses


                       

 

 

jaunes et blancs apparus en renfort.

 

 

 

 

Mais à présent nous allions en pleine lumière, les monts du Haut-Beaujolais d’un côté,


le Mont Brouilly, le Beaujolais viticole et la plaine de la Saône de l’autre,
                       

 

 

 

 

même si la brousse tentait parfois de refermer son étreinte sur nous,


des papillons s’ébattaient, nous démontrant la vanité des assauts de nos antagonistes.

Nous progressâmes en devisant gaiement
                       

 

 

 

 

puis nous nous rassemblâmes à l’ombre pour lire les psaumes 26, 43 et 61 choisis par moi-même sur le thème du chemin, de la quète, de la marche.


                       

 

 

Nous aperçûmes une curieuse construction vers le sommet de notre montagne, serait-ce une tour de contrôle pour extra-terrestres ?

 

 

 

La descente de nos hautes sphères spirituelles présenta parfois un parcours accidenté,

 

 

 

 

 

avec des passages presque cachés


mais nos points de repères et nos partisanes colorées veillaient. 

Affermis par une nouvelle dégustation de griottes sans doute traitées
                       

 

 

 

 

nous poursuivîmes tranquillement notre trajet plus ou moins méditatif


sans plus nous préoccuper des malheureuses digitales, piteuses tentatrices laissées là on ne sait trop pour quoi par leur Tentateur en chef…
                       

Nous nous absorbâmes dans la contemplation de la nature dans ses atours de fin Juin
         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

escortées par nos petites gardiennes décidées à nous accompagner jusqu’au terme de notre virée.
 

 

 

 

 

 


Nous nous émerveillâmes devant les jeux du soleil et des nuages,

les alignements parfait des vignes,


Cherchez, cherchez, vous finirez bien par les trouver…

Et soudain, profitant de notre relâchement face aux splendeurs de Dame Nature, un affreux marigot surgit le long de notre chemin, l’infâme !! nous l’observâmes d’un œil amusé…

Un peu plus loin se dressa la cahute abandonnée d’un envoûteur sans doute enfui à notre approche car il avait senti que notre escapade dans les sphères spirituelles nous rendait inaccessibles ses sorts.

Une araignée proposa sa toile raccommodée chaque jour pour nous rappler que cheminer dans la spiritualité est une démarche constante.

Ainsi s’effectua notre retour à la civilisation

tandis que les nuages se teintaient d’ocre, de gris et de rose pour couronner cette magnifique journée d’épiphanie.

  

 

 

 

 

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