Mais vous, papillons que j’aime (1)
J’adore me promener dans la forêt, seule au milieu des arbres, à l’écouter me murmurer des mystères et des oracles qui effraient les sots. J’ai ainsi rencontré Gérard couché sur le dos dans une clairière : réunis par notre admiration des papillons, nous allons cheminer un brin ensemble.
Nous avons d’abord croisé un magnifique spécimen que j’ai aussitôt immortalisé : il mesure 17,6 cm de haut sur 18,6 cm de large sur une toile Aïda de 5,5 points au centimètre et en tenant compte non pas des variations saisonnières mais de l’emmêlage de pinceaux rituel il comporte à peu près 27 couleurs.
C’est entouré d’autres papillons aussi taquins et joueurs qu’il l’était que le petit Fredo qui s’était accroché si fort à la vie après l’envol de Môman Apostrophe veille à présent sur son jumeau Fredy : des saloperies, des connards, des ordures se sont introduits dans son enclos et l’ont assassiné à coups de gourdin pour le manger…